Du concret pour Warhammer 40k : Space marine

Après deux Dawn Of War sortis sur PC et quelques extensions, Relic Entertainment, qui maitrise bien le sujet, a annoncé travailler sur un jeu basé sur l’histoire prenante de Warhammer 40 000. Mais quel type de jeu est-ce ? Quel est l’intérêt ? L’histoire par rapport à ce qui a déjà été fait ? Eh bien, Avant de rentrer dans le vif du sujet, un brin d’histoire s’impose. La licence Warhammer 40 000 est apparue en 1987. Créée par Games Workshop, c’était originellement un jeu de plateau où les différentes races étaient issues d’une période futuriste factice. L’histoire s’articulait autour de l’Imperium, l’empire humain érigé par le très saint Empereur. L’Imperium, composé de Space Marines, des humains génétiquement améliorés, et de la Garde Impériale, qui représente le corps armé standard n’incluant que de simples bidasses relativement communs, avait connu ses années folles en s’appropriant rapidement d’immenses parcelles de l’univers. Il s’était ainsi vite retrouvé confronté à d’autres races, plus ou moins belliqueuses, comme les Orks, les Eldars (des elfes futuristes) ou les Tyranides (la race d’aliens qui s’inspire plus ou moins librement des Zergs de StarCraft). Concrètement, les batailles n’avaient pour but que de s’approprier le territoire de l’autre, et c’est un peu l’idée générale qui sert d’excuse lors des parties sur table de Warhammer 40K, où les joueurs (généralement deux, mais tout est permis) s’affrontent pour la suprématie des lieux. Autant dire que l’ambiance apocalyptique dans lequel est plongé le joueur est très prenante, et que cela se ressent parfaitement dans les races. L’équipement utilisé est aussi très varié, et la plupart du temps unique à chaque race. Il mêle habilement l’univers médiéval (de grands marteaux de guerre pour les Spaces Marine par exemple) et l’ambiance assez bourrine de Warhammer.

Il faut savoir que l’univers de Warhammer 40 000 a très vite été retranscrit en jeu vidéo. Le premier jeu sorti en 1992 avait été édité et développé par Gremlin Graphics Software Ltd. sur Amiga, Commodore, Amstrad CPC, Atari ST et PC. Il se nommait Space Crusade et était l’adaptation de ce qui était à l’époque les balbutiements de WH 40K. Mais d’autres ont suivi, comme Space Hulk (1993), Space Hulk : Vengeance of the Blood Angels (1995), Final Liberation : Warhammer Epic 40,000 (1997), Warhammer 40,000 : Chaos Gate (1998), Warhammer 40,000: Rites of War (1999).

Space Crusade : à l’époque, c’était ça.

Tous étaient des jeux de stratégie, et il fallut attendre Fire Warrior, sorti sur PC et PS2 en 2003, pour (re)visiter l’univers Warhammer à la troisième personne, dans un jeu de shoot réussi malgré sa linéarité. Le joueur était plongé dans la peau d’un Soldat Tau, une race jeune, apparue assez tardivement par rapport à ses compères, mais qui n’en demeure pas moins la plus avancée d’un point de vue technologique. Fire Warrior n’était concrètement qu’un FPS dans tout ce qu’il y a de plus simpliste, où le scénario plutôt pauvre n’était qu’un prétexte pour vous envoyer charcuter des Gardes Impériaux à l’aide de fusils à plasma.
Fire Warrior, PS2 et PC, 2003.

Il aura fallu attendre l’année d’après et un certain Dawn Of War, développé par Relix et qui parut sur PC en septembre 2004. Jeu de stratégie en temps réel, il fut le premier jeu basé sur l’univers de Warhammer 40 000 à créer autant d’engouement auprès des joueurs. À tel point qu’il fut choisi l’année suivante comme nouveau STR lors des championnats du monde des jeux PC, à côté d’un certain StarCraft. Trois add-ons vinrent compléter Dawn Of War premier du nom, qui ne comptait à sa sortie que 4 races, pour en proposer pas moins de 9 à la sortie de la dernière extension, Soulstorm.

Le jeu, dont le gameplay toujours aussi efficace commençait néanmoins à s’essouffler, fut remplacé cette année par un Dawn Of War 2 qui reçut les hommages de la presse grâce à ses excellentes idées novatrices et un gameplay rafraichissant.

Sorti cette année, aucun autre grand titre tiré de la mythologie de Warhammer 40k n’avait été annoncé, hormis Warhammer 40,000 : Ultima Segmentum, qui n’est autre qu’un MMORPG destiné au PC, qui embarquera le joueur dans des échauffourées immenses aux quatre coins de l’univers, avec la race de son choix. Aucune date de sortie n’est pour le moment annoncée mais THQ en parlera davantage « quand ça sera bon ».

Reste que la licence Warhammer 40 000 n’avait jamais fait un saut digne de ce nom sur console, si ce n’est sur PS2 avec Fire Warrior. Et c’est pour cette raison qu’il y a quelques jours, Warhammer 40K : Space Marine était annoncé sur les deux consoles NextGen, et peut-être même sur PC d’après certaines rumeurs (après tout, c’est développé par le même excellent studio à qui l’on doit les Dawn Of War, alors tous les espoirs sont permis). À son annonce lors de l’E3, le jeu n’était accompagné que d’un trailer (consultable un peu plus bas dans l’article), et les rares images du jeu dévoilées avaient été délivrées au compte-gouttes à quelques rares journalistes triés sur le volet. Reste que ces chanceux avaient reçu pour instruction de ne rien montrer de ce qui avait été projeté, mais en aucun cas de ne rien dire.

Ainsi, grâce à l’amabilité de l’un d’eux, nous apprenons que, techniquement, le moteur utilisé sera réellement optimisé pour les consoles, et a d’ailleurs été développé exclusivement dans ce but. Il a sans doute été mis au point sur  Xbox360pour accroître la compatibilité sur cette console. Cela risque malheureusement de poser problème aux joueurs de PS3 qui risquent de se retrouver lésés avec ce portage Xbox 360-PS3.

Au niveau du jeu lui-même, il s’agirait d’un FPS-RPG, à la manière de Fallout 3 ou Oblivion, et vous y incarnerez, comme son titre le laisse supposer, un Space Marine. RPG oblige, vos premières actions in game seront de choisir l’une des quatre voies possibles, dont une seule a été dévoilée : spécialiste du corps-à-corps. Et c’est une bonne nouvelle, puisqu’il devrait être ô combien jouissif de foncer tête baissée dans la mêlée, épée, tronçonneuse ou marteau de guerre en main, prêt à faire payer le plus cher possible sa peau. Aussi, votre équipement sera évolutif. Au fil de l’aventure, vous serez en mesure de le mettre à jour en changeant certains accessoires ou en améliorant d’autres.Nous vous parlions plus haut de l’ambiance apocalyptique de l’univers Warhammer 40K qui, en plus d’être sinistre, se veut des plus matures. Et comme ses aïeux, Warhammer 40K : Space Marine ne dérogera pas à la règle et sera violent à souhait. Dans Dawn Of War, il était déjà jouissif d’ordonner à son artillerie de mettre en charpie l’ennemi, et ce sera d’autant plus vrai ici puisque démembrements et effets « gores » seront au rendez-vous.

Pourtant, et les développeurs ont insisté sur ce point, cette nouvelle adaptation de WH 40K se voudra des plus novatrices et n’aura pas grand chose à voir avec ses ainés. Le jeu sera plus qu’un simple jeu de bourrin et aura un vrai fond, avec une histoire construite et prenante.

Le mode Multijoueurs sera aussi l’un des atouts de WH 40K : Space Marine, du moins selon Relic qui, mis à part un mode Coopération, n’a fait que rassurer les journalistes en annonçant un multijoueurs digne de ce nom.

Reste que certaines zones de flou persistent, comme l’évolution de son personnage, et il n’y a nul doute que davantage d’informations devraient paraitre au fur et à mesure que la sortie approche. D’ailleurs, inutile de revenir là-dessus, tout comme Ultima Segmentum, le jeu sortira une fois prêt.